dimanche 13 août 2017

Portes (58) Carrer de Jésus, 5-7, Casa Iglésies Òdena, Reus - architecte Pere Caselles i Tarrats, 1908

Lundi dernier, j'ai visité rapidement, trop rapidement à mon goût, la ville de Reus, dans la région de Tarragone. J'étais en vacances à la mer et je n'ai pas pu m'empêcher de faire une toute petite escapade vers l'Art Nouveau ou Modernisme catalan. 
Cette petite ville a vu naître Antoni Gaudi, qui n'y a rien construit (il y a du reste un centre high-tech interactif qui porte son nom, où des centaines de touristes s'agglutinent pour voir ses œuvres en 3D, et que j'ai soigneusement évité) et Domenech i Montaner y a édifié de très belles constructions, dont la célèbre Casa Navas (dont je n'ai, malheureusement, pas pu visiter l'intérieur.
J'y ai découvert l'oeuvre de Pere Caselles i Tarrats, que j'ai trouvée intéressante et originale, même si parfois un peu "kitch". J'en reparlerai dans un article que je consacrerai notamment à deux de ses immeubles très singuliers.
Aujourd'hui, je vais faire un petit article, rapide, pour présenter les deux portes d'un immeuble de cet architecte, difficile à photographier (car la rue où il se trouve est très étroite), et pas très original, qui se trouve dans la rue perpendiculaire à la Place del Mercadal et contigu à la Casa Navas. Par contre, le travail du bois et du fer forgé de ces portes m'a paru tout à fait "Art Nouveau", tant par les techniques que par les motifs. L'édifice avait trois portes à l'origine, mais la première, correspondant au n°3, a disparu et elle est aujourd'hui remplacée par une vitrine de magasin. 


Les deux portes sont de couleurs et de motifs différents. Celle du n°5, reprend des dessins floraux et les heurtoirs  sont fonctionnels et simples.



Celle du n°3 a des motifs gravés en "coup de fouet", et les ferronneries représentent deux lézards (ce qui n'est pas sans me rappeler que Lavirotte les affectionnaient sur ses portes) et de pommes de pin.


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El lunes pasado, visité rápidamente, demasiado rápido a mi gusto, la ciudad de Reus, en la región de Tarragona. Estaba de vacaciones en la playa y no pude dejar de escaparme un ratito a descubrir el modernismo de la zona. 
Es la ciudad natal de Antoni Gaudí, quien nunca construyó nada ahí (por cierto, hay un centro high-tech interactivo que lleva su nombre, donde centenares de turistas se aglomeran para ver sus obras en 3D y que evité cuidadosamente) y en la cual Domenech i Montaner a edificado bellas construcciones, dentro de las cuales, la famosa Casa Navas, cuyo interior no pude visitar. 
Ahí descubrí la obra de Pere Caselles i Tarrats, que me pareció interesante y original, aunque en algunos casos un poco «kitch». De la cual hablaré en otro artículo que consagraré a dos de sus edificios más singulares. 
Hoy voy a escribir un pequeño artículo, rápido, solo para presentar las dos puertas de un edificio de este arquitecto, difícil de fotografiar por la estrechez de la calle, y no muy original, que se encuentra en la misma calle y contiguo a la Casa Navas. Sin embargo, el trabajo de la madera y de las herrerías de estas puertas me ha parecido interesante, tanto por las técnicas que por los motivos “Art Nouveau”. El edificio tenía 3 puertas, pero la que corresponde al n°3, ha desaparecido, sustituida por la vitrina de una tienda. 
Las dos puertas tienen colores y motivos diferentes. La del n°5, presenta dibujos florales y los picaportes son prácticos y sencillos. La del n°3 tiene motivos grabados en « coup de fouet » y las herrerías representan dos lagartos (que me recuerdan los de Lavirotte, que los afeccionaba en sus puertas) et de piñas de pino.  


samedi 22 juillet 2017

46 rue Saint-Marc, Orléans - Barillet (entrepreneur) - 1900

Au début du mois d'octobre, l'an dernier, par une magnifique journée d'automne, je suis partie visiter Orléans, à la recherche de quelques façades Art Nouveau. J'en ai, en effet, découvert quelques-unes, la première, dès la sortie de la gare. J'en reparlerai un autre jour.
Même si j’ai tardé et le temps a filé sans que je m’en rende compte, je souhaitais surtout écrire un article sur cette villa, parce que l'actuelle propriétaire, qui était dans son jardin lorsqu'elle m'a vue prendre des photos, m'a permis d'entrer dans ledit jardin et a été très aimable. C'est rare que les propriétaires m'adressent la parole et m'offre d'entrer. Je tenais donc à le souligner ici, car c'est très agréable de pouvoir échanger sur nos connaissances. J'ai ainsi appris que l'intérieur ne recelait plus rien correspondant à l'Art Nouveau. Si tant est qu'il y en ait eu des éléments tellement cette villa paraît être une "caricature" du style. L'architecte de cette construction est inconnu: est-ce que c'est l'entrepreneur qui s'est laissé emporter par ce qu'il aurait vu dans des revues d'architectures ou dans d'autres villes, ou bien serait-ce le commanditaire qui lui aurait proposé de reprendre des motifs Art Nouveau? 
Son côté "meringue" n'est pas sans me rappeler les ornementations très blanches et comme dessinées avec une douille à pâtisserie de l'immeuble d'Alfred Wagon, à Paris, même si les motifs n'en sont pas les mêmes. 
Lorsque je suis arrivée, j'ai été frappée par le déséquilibre entre la travée verticale à droite de la porte d'entrée qui paraît bien étroite en comparaison et le côté gauche de la façade. Cela donne presque l'impression que toute une partie de la villa risque de basculer à tout moment.


Au milieu des volutes blanches, émerge péniblement, un visage de femme, dont les cheveux paraissent s'échapper d'une sorte de coiffe de feuilles, de stalagmites ou d'algues. Motif repris sur les côtés. Le visage est me semble grimaçant, un peu comme un masque, et fort peu gracieux. Il me fait plus penser à une gorgone qu'à une sirène. 


Parmi tout ce fouillis, il est également possible de voir, de beaux chardons de chaque côté de la porte d'entrée et sur l'angle gauche de la maison.

 La baie à gauche de la porte d'entrée, reprend le motif de la porte du Castel Béranger d'Hector Guimard.

Vu depuis l'angle gauche de la villa, l'enfilade de volumes, ne manque pas d'intérêt. Par contre, le dos de la villa est très modeste, avec quelques décors en brique rouge, dont une cloche au-dessus de la fenêtre centrale.


Le bâtiment a été classée partiellement comme monument historique en 1994, pour les façades et les toitures.

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A inicios de octubre del año pasado, durante un precioso día de otoño, fui a visitar la ciudad d’Orléans, en búsqueda de fachadas Art Nouveau. Y, por cierto, descubrí algunas, entre las cuales, la primera, tan solo saliendo de la estación de ferrocarriles. Pero hablaré de ellas, otro día. 
Aunque haya tardado en escribir y que no haya visto pasar el tiempo, quería hablar sobre todo de esta casa, porque la propietaria actual, que estaba en su jardín, cuando me fui tomar fotos, me ofreció entrar de una manera muy amable. Es poco común que las personas dueñas de los edificios me dirijan la palabra y todavía menos, que me propongan pasar. Por lo tanto, quería indicarlo aquí, porque es muy agradable poder intercambiar informaciones. Así supe que el interior de la casa no tenía elementos Art Nouveau. Y quizá nunca los tuvo, ya que esta construcción pareciera ser como una “caricatura” del estilo. El arquitecto es desconocido: ¿será el contratista quien se dejó llevar por lo que quizá había visto en revistas de arquitectura o en otras ciudades o bien fue el dueño quien propuso que se retomaran ornamentas Art Nouveau? 
Su aspecto blanco merengue no deja de recordarme el edificio de Alfred Wagon, en Paris, aunque los motivos sean diferentes.
Cuando llegué, me llamo la atención el desequilibrio que existe entre el lado derecho de la casa, muy sobrecargado, a la par de la puerta que parece muy estrecha y el lado izquierdo más sencillo. Pareciera que el edificio va a hundirse de ese lado, en cualquier momento. 
En medio de todas las volutas blancas, un rostro de una mujer emerge difícilmente. Sus cabellos parecen salir de una gorra de hojas, de estalagmitas o algas. El motivo se repite de cada lado. La expresión de la cara no es agradable, se parece a una máscara. Me hace pensar más en la Gorgona que en una sirena.  
Entre todo este desorden, es posible ver, bellos cardos de cada lado de la puerta y también en la esquina derecha.
La ventana a la izquierda reproduce el motivo de la puerta de entrada del Castel Beranger de Hector Guimard.  
Visto desde el angulo izquierdo, la distribución de los volúmenes es interesante. Sin embargo, la fachada trasera es mucho más modesta, si no fuese por algunos adornos en ladrillos rojos, como una forma de campana encima de la ventana central.
La fachada y el techo de la casa son clasificados como monumento histórico desde 1994. 

mercredi 31 mai 2017

Carrer dels Arcs, 10, Barcelona, 1905 - architecte Arnau Calvet i Peyronill

Lors d'une mes dernières visites à Barcelone, en allant vers le barrio Gotico depuis la plaça de Catalunya, je suis passée devant cette façade, d'un style proche de celui dit de Sécession Viennoise, plutôt rare dans cette ville.
Elle aurait abrité initialement un magasin, puis les bureaux de la hidroeléctrica de Catalunya.
L'édifice est l'oeuvre de l'architecte Arnau Calvet i Peyronill, auteur, entre autres, du marché de Sarrià.

Aujourd'hui occupé par un hôtel, j'ai apprécié  tout d'abord le travail du fer forgé des balcons



puis les têtes sculptées de femmes et pour finir, les sgraffites.





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Durante una de mis últimas visitas en Barcelona, yendo hacia el barrio Gótico desde la plaza de Catalunya, pasé delante esta fachada, de un estilo cercano al de la Secesión Vienesa, más bien poco común en Barcelona. 
Construido inicialmente para una tienda, luego se instalaron las oficinas de la hidroeléctrica de Catalunya.
El edificio es la obra del arquitecto Arnau Calvet i Peyronill, autor, entre otras obras, del mercado de Sarrià.

Hoy ocupado por un hotel,me llamó la atención el trabajo del hierro forjado de los balcones, las esculturas femeninas y el esgrafiado.

lundi 17 avril 2017

Exposition à Bruxelles, Ixelles: "ART NOUVEAU ?¿ ART DECO", CIVA du 24.03 au 28.05.2017.

En 2015, j'avais déjà visité une exposition sur l'Art Nouveau, au CIVA, à Bruxelles. J'en avais apprécié le côté pédagogique et clair. Il en est de même pour cette nouvelle exposition sur les différences entre l'Art Nouveau et l'Art Déco, A travers de photos, des dessins et des maquettes c'est une belle promenade à laquelle nous somme invités, nous transportant de façades en intérieurs.
J'y ai retrouvé quelques éléments de l'expo de 2015, mais également de nombreux autres, dont les superbes exemples de ferronneries.




















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En 2015, ya había visitado una exposición sobre el Art Nouveau, en el CIVA, en Bruselas. Había apreciado el aspecto pedagógico y claro. Lo mismo ocurre con esta nueva exposición sobre las diferencias entre el Art Nouveau y el Art Deco, A través de fotos, dibujos y maquetas es un bello paseo al cual somos invitados invitados, transportándonos de fachadas en interiores.
Encontré algunos elementos del expo de 2015, pero también numerosos otros, entre los que estuvieron  elegantes ejemplos de herrerías.

dimanche 5 mars 2017

Suresnes, Hauts de Seine: "Gentil & Bourdet or not G&B?". Questionnement sur les céramiques (notamment celles de la Cité Jardin)

J'ai habité juste en face de la Cité Jardin à Suresnes, il y a quelques années. Maintenant, j'habite non loin. Je suis passée et je continue à passer très souvent devant.
Dès que j'ai commencé à m'habituer aux motifs des céramistes boulonnais Gentil & Bourdet et à bien les reconnaître, je me suis posé la question s'ils n'étaient pas les créateurs de celles qui ornent la Cité Jardin. J'ai gardé longtemps ce questionnement en moi, jusqu'aux journées du patrimoine de septembre 2016, pendant lesquelles j'ai suivi les visites guidées organisées par le Musée d'Histoire Urbaine et Sociale de Suresnes. J'ai ainsi pu visiter certains lieux où je n'étais pas allée, notamment la piscine du collège Henri-Sellier. Puis, j'ai proposé un rdv au Musée, où j'ai été très bien accueillie par la directrice et la responsable des archives. Nous avons constaté bien des similitudes. Je leur ai laissé une copie du catalogue G&B (que j'ai sur un format scanné, grâce à un des descendants de François Eugène Bourdet) et elles m'ont confié certaines photos d'intérieurs des centres scolaires. Ce dont je leur remercie.
Je me promène aussi très souvent dans la ville et j'ai retrouvé des motifs céramiques dans d'autres édifices, qui me rappellent également ceux de G&B. Par ailleurs, G&B a participé à l'ornementation d'une autre piscine à Suresnes et d'au moins une autre à la  Cité-Jardin à Gennevilliers. Je pense donc que la majorité des céramiques de la Cité-Jardin ou probablement la totalité, sont bien l'oeuvre de G&B. Outre la comparaison de motifs et de techniques, je n'ai aucun élément, comme par exemple un contrat entre G&B et la ville de Suresnes, pour le confirmer. Il faut également signaler qu'à l'époque, beaucoup de céramistes avaient l'habitude de beaucoup se copier des motifs les uns les autres. Souvent, par exemple, les oeuvres d'Alexandre Bigot et celles de G&B sont confondues, alors qu'elles ont des caractéristiques qui leur sont bien propres pour qui sait les reconnaître.

http://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

file:///D:/Images/My%20Pictures/art%20nouveau/G&B/Suresnes/carte_citejardins.pdf









La Cité-Jardin:

"La construction de la cité-jardin de Suresnes a été décidée en 1915 par Henri Sellier. Elle débute en 1921 sur la base des études architecturales d'Alexandre Maistrasse associé de 1927 à 1938 à Julien Quoniam.
La cité-jardins est destinée à être une ville moderne de 8 à 10 000 habitants et se distingue par ses perspectives, ainsi que le recours à des matériaux riches et variés. Le souci de l'élégance et du détail est omniprésent dans les constructions avec une grande place laissée à la verdure au sein même des îlots d'habitations.
Il s'agit d'une cité d'habitation complète, privilégiant la mixité sociale et pourvue de toutes les institutions d'intérêt collectif nécessaires à la vie urbaine moderne.
Les équipements collectifs se distinguent par leur modernité, notamment au niveau des groupes scolaires." in: http://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

Ecole Maternelle et Élémentaire Vaillant Jaurès:

Ce sont les premiers motifs qui m'ont amenée à me poser la question s'il ne s'agissait pas des céramiques de G&B. Après avoir consulté leur catalogue (en version PDF, N&B et mauvaise résolution), le site web "La fabrique de céramiques Gentil et Bourdet", ainsi que mes propres photos, je suis arrivée à identifier clairement plusieurs éléments.


 Les motifs au-dessus de l'horloge sont très similaires à ceux du complexe thermal de Nancy 

Photo publiée dans la Fabrique G&B
Les motifs de feuilles stylisées sont également très fréquents.


Un autre élément est le motif de cabochon de chaque côté de l'horloge que l'on retrouve également sur certains immeubles de la cité.

D'autres sur une fontaine intérieure. 

Fontaine école maternelle - Photo MUS


Céramiques intérieures: 




Les anciens bains-lavoir:

Voici les éléments les plus caractéristiques à mes yeux, des céramiques G&B; les marguerites blanches et bleues que l'on retrouve sur quantité de façades. L'attribution est renforcée par la présence des cabochons de chaque côté, que j'ai retrouvés facilement dans le catalogue.


Voici d'autres exemples de ce motif, en région parisienne:

Issy les Moulineaux
Versailles

Quelques éléments se retrouvent également sur les immeubles d'habitation, comme de très nombreux claustras






La piscine du Collège Henri Sellier:

Fermée au public, y compris aux élèves et personnel du collège, car elle n'est plus aux normes. C'est un magnifique ensemble Art Déco, dont bien des éléments rappellent le style G&B mais, contrairement aux exemples précédents, je n'ai pas pu trouver d'éléments clairement identifiables, puisqu'il s'agit essentiellement de tommettes céramiques qui forment des mosaïques. Par contre, je lui trouve un air de famille avec d'autres exemples de piscines ou bains de Gentil et Bourdet. Notamment, avec celle du groupe scolaire Paul Langevin (1927), de la même ville de Suresnes.




Collège Henri Sellier - Bâtiment qui abrite la piscine




Salle de bains à Paris - Catalogue G&B

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